PROJET

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Prix d’urbanisme Tony Garnier 2016 – Académie de l’Architecture

« L’air(e) de rien »

Agglomération de Metz – Métropole

Quentin Morise & Fanny Gonzalez de Quijano

2016

400 ha

D’un site abandonné à une reconquête urbaine

Situé sur les bans communaux d’Augny, Marly et Moulins-les-Metz (dans la partie Sud-Est de l’agglomération Metz – Métropole), le site de l’ancienne base aérienne militaire 128 (BA 128), fermé définitivement en 2012, constitue à la fois une aubaine pour le développement urbain de l’agglomération, mais aussi une «plaie ouverte» dans le tissu urbain.
Hier, site monofonctionnel de 400 ha et fermé au public, la BA 128 doit aujourd’hui se transformer progressivement en un lieu de partage cogéré, ouvert au plus grand nombre, et aux usages multiples. Ce défi n’est pas simple. Partagé entre friche industrielle et friche militaire, enjeux d’agriculture périurbaine et de processus de renaturation, mémoire (passé) et innovation (futur), grands projets d’agglomération et difficultés démographiques, les ambitions et contraintes de Metz – Métropole sont nombreuses et dépasses la simple échelle de l’agglomération.
Véritable opportunité foncière, la BA 128 (et ses 400 hectares) offre la possibilité d’expérimenter un modèle qualitatif de développement urbain, tout en préservant et valorisant la mémoire du lieu.
Au travers du projet proposé, la BA 128 devient ainsi un terrain d’expérimentation pour de nouvelles formes de penser la ville, ses usages et ses fonctions.
Il s’agit donc de réinventer la ville d’hier et d’aujourd’hui, pour fabriquer celle de demain. Si la promesse n’est pas nouvelle, les tentatives ont au moins le mérite de faire évoluer les réflexions qui ont attrait à l’urbain ; c’est en tout cas ce que souhaite le projet “l’Air(e) de Rien” pour s’inscrire dans l’air du temps !

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Le pari urbanistique du projet « l’Air(e) de rien », est de proposer un modèle de développement urbain où nature sauvage, agriculture de proximité, habitat, transport, activité, loisirs et récréativité cohabitent au sein d’un lieu, qui s’offre à tous, suscite la curiosité, et pourra se développer et s’adapter au fil du temps.
Tout en s’approchant du courant des utopies urbaines, et des idées développées par Tony Garnier, le projet imagine une morphologie urbaine qui s’articule autour d’une trame végétale riche en usages et qualités écologiques alternant grand parc urbain et paysage sauvage, terres maraîchères (favorisant le développement de circuits courts le tout dans une démarche de consommation raisonnée), logements (disposant chacun d’une parcelle destinée à de la permaculture), et la mise en culture pour la fabrication de biomatériaux (participer à la construction du site et à la recherche de nouveaux matériaux).

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